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Comment l’amour de la nature d’une récipiendaire de la Bourse MacBain Niagara Falls façonne son parcours

Ellie a grandi à Niagara-on-the-Lake entourée de paysages majestueux, si bien qu’à l’âge de huit ans, elle était déjà attirée par le monde naturel. « Quand j’étais enfant, nous regardions tout le temps des documentaires sur la nature et des émissions scientifiques, ce qui a éveillé mon amour pour la biologie. »

En 2021, elle a reçu la Bourse MacBain Niagara Falls en reconnaissance de ses nombreuses contributions à la communauté durant ses études secondaires à l’école A. N. Myer Secondary School, où elle a siégé au conseil des arts, fait progresser le bien-être des élèves pendant la pandémie grâce à son rôle au sein du Conseil consultatif de la jeunesse du maire, amassé des fonds pour un organisme de bienfaisance local et suivi une formation artistique, en jouant de la clarinette dans l’harmonie de l’école et en apprenant le ballet.

« Cette bourse m’a donné la liberté d’aller à l’université loin de chez moi », explique Ellie, qui est la première de sa famille à poursuivre des études universitaires. Toujours curieuse de la nature, elle a choisi d’étudier la biologie et l’environnement dans un programme d’enseignement coopératif à l’Université de Waterloo.

Tout en apprenant énormément en classe, et rassurée par le filet de sécurité que lui offrait la bourse, elle a commencé à explorer des rôles où elle pourrait allier son amour de la nature à sa volonté de faire une différence. Cette démarche l’a menée à Water Rangers, où elle a contribué à la gestion de programmes bénévoles de surveillance de la qualité de l’eau en appui aux Grands Lacs, et à Niagara Dog Rescue, où elle a aidé à trouver des foyers à des chiens secourus.

« En sortant du secondaire, ajoute-t-elle, j’avais un peu peur d’essayer de nouveaux trucs, mais mes cinq années à Waterloo m’ont incitée à faire le saut, à saisir des occasions. Et la sécurité financière que me procurait la bourse y a été pour quelque chose. »

Son expérience la plus déterminante a été un stage de quatre mois à Hope for Wildlife, en Nouvelle-Écosse, où elle a aidé à soigner plus de 200 animaux orphelins ou blessés en vue de leur remise en liberté.

« Hope for Wildlife possède une émission de télévision que je regardais quand j’étais petite. Je me disais que si l’occasion se présentait un jour… C’était un poste non rémunéré. Peu de gens peuvent se passer de salaire durant quatre mois, mais moi si, car je savais que j’aurais de l’argent à mon retour. »

Parallèlement à son travail sur le terrain, Ellie s’est aussi intéressée au milieu universitaire d’un laboratoire de recherche pendant ses études, ce qui lui a permis de découvrir sa curiosité pour la microbiologie et de remporter le Prix de recherche du président.

« Je me suis rendu compte, grâce à mes cours à Waterloo, que j’aimais vraiment la microbiologie. J’ai pu trouver des postes en recherche et mener mes propres projets. »

Ellie est convaincue que lorsque les gens et les idées se rencontrent, tout le monde y gagne. À Waterloo, elle a consacré une grande partie de son temps à créer un espace accueillant au sein de l’UW Concert Club Band, qu’elle a dirigé durant cinq années, et dans son rôle d’ambassadrice des sciences, en accompagnant les jeunes qui font leurs premiers pas à l’université.

« Je me souviens à quel point j’étais anxieuse en première année, quand je venais juste de quitter la maison. C’est cette expérience qui m’a poussée à devenir ambassadrice des sciences. J’aide les autres à surmonter la solitude et je leur montre que l’université ne se résume pas aux études, mais qu’elle est aussi synonyme de possibilités, de découvertes et de communauté. »

Ellie s’apprête maintenant à entrer à l’Université McGill pour ses études supérieures. Elle espère y relier des domaines universitaires souvent isolés, en combinant la microbiologie et l’environnement pour étudier l’influence du climat sur la qualité de l’eau.

« Dans le milieu universitaire, les gens ont souvent une vision très étroite de ce qu’ils font. Je pense que cela nous fait passer à côté de l’interdisciplinarité dont nous avons besoin. »

En s’inscrivant à l’Université McGill en tant que boursière McCall MacBain, Ellie se joindra à une cohorte interdisciplinaire de 30 étudiant·es exceptionnel·les venu·es du Canada et d’ailleurs qui bénéficieront d’un soutien financier, d’un accompagnement et d’une formation au leadership tout au long de leurs études. Ces étudiant·es ont été sélectionné·es parmi des milliers de candidat·es à l’issue d’un processus rigoureux où ils et elles se sont démarqué·es par leur personnalité, leur engagement communautaire, leur curiosité intellectuelle et leur potentiel de leader.

Ellie est impatiente de s’installer à Montréal et de faire de nouvelles rencontres, d’échanger des idées et d’apprendre auprès de spécialistes afin de s’épanouir en tant qu’universitaire et leader.

« Mon installation à Montréal en tant que boursière McCall MacBain marque le début d’une aventure formidable. Je me trouve à un moment crucial de ma vie où je peux choisir le type de leader que je souhaite devenir et la bourse vise justement à m’y aider. »